LA  VOIX  DU  CAMEROUN

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POLITIQUE

Vous avez dit coalition … ?

Par Adolphe Papy Doumbè

Au moment où la coalition naissait, tout bon analyste politique pouvait facilement imaginer sa composition. On savait déjà, par exemple, qu'elle ne regroupera que les petits revanchards, bons magnats de la République du parti unique, fils des gouvernants fantoches et dociles des colons dès l'avènement de notre indépendance et aussi et surtout les éternels transfuges néo-colons, agents des polices parallèles depuis l'aube des temps. Bref, un groupe de petits bandits politiques, hors la loi par excellence, commandités par des réseaux, ennemis jurés du peuple camerounais qui s'activent depuis des mois à tromper une certaine opinion nationale et internationale en s'agitant vainement sur la scène politique nationale. Ce qui fait encore rire et pleurer est que ces gros fanfarons chantent qu'ils forment la coalition de l'opposition… Ô Dieu, étrange peine.

Pourquoi la coalition ?

Elle est née pour tromper tous ceux qui n'ont pas une intelligence politique. Elle a été minutieusement formée par les polices secrètes pour mépriser et humilier le peuple camerounais. Elle a été fabriquée méthodiquement par ceux qui ont peur d'une démocratie véritable et aseptisée dans notre pays. La coalition a été stratégiquement montée pour empêcher le vrai parti de l'opposition, reconnu comme tel dans le monde entier (l'UPC) d'occuper franchement le terrain électoral. Oui, le vrai parti de l'opposition (l'UPC), car tous les autres partis sont nés des cuisses du parti unique. Curieusement, ce sont ces partis, fils héritiers du parti unique qui parlent du changement… Changement donc par rapport à qui, par rapport à quoi ? Comment des hommes, nourris au sérail du parti unique pendant de longues années, accrochés dans les wagons de la corruption, du banditisme, du népotisme et de l'individualisme à outrance peuvent-ils aujourd'hui parler de l'opposition et du changement ? Comment des hommes, fils héritiers des anti-indépendantistes, fervents militants et grands responsables du parti unique, peuvent-ils, aujourd'hui, se décréter opposants et former ensemble, un groupe, malicieusement baptisé, coalition de l'opposition ? Si pour ces hommes, la quasi-totalité du peuple camerounais est encore aveugle, l'histoire elle, avec un grand « H » n'a jamais été aveugle et ne le sera jamais. Elle ne sera même jamais atteinte de la simple myopie. Elle aura toujours les yeux largement ouverts, bien ouverts, pour éclairer, tôt ou tard, l'opinion. La coalition, née pour brouiller les cartes de l'élection présidentielle et freiner ainsi l'élan du processus démocratique n'aura plus de longues jambes. Elle va certainement continuer à jouer le rôle qui lui a été assigné, mais ne trompera que les imbéciles. Elle va continuer à exécuter ses basses et horribles besognes sous la direction de ses patrons ultra anti-camerounais, mais, jusqu'où s'arrêtera donc cette filouterie politique ? Elle va continuer à grimacer, à paraître, à jouer au sensationnalisme, à se faire entendre, à se faire voir, mais jusqu'où s'arrêtera donc cette politique aveugle ?

La composition de la coalition

Ceux qui composent la coalition ne sont pas nés de la dernière pluie. On les connaît. Ils ne sont plus vierges. Dans leur panier, on trouve l'ex-président de l'UNC et ensuite du RDPC de la Mezam qui dirige aujourd'hui le SDF (Suffer Don Finish). C'est lui qui a déclaré en 1992 que son parti ne participera jamais à une élection convoquée par le Président Paul Biya car pour lui, le Chef de l'Etat n'était pas légitime et qu'il fallait tout d'abord une conférence nationale souveraine avant toute élection. C'est le principal traître du processus électoral au Cameroun et l'exemple type de l'anarchie, c'est-à-dire, le plus grand opposant de la démocratie. Vous le connaissez ; nous ne citons pas les contemporains. C'est lui qui a déclaré en mars 1992, que tous ceux qui iront aux élections convoquées par Paul Biya sans conférence nationale ne sont que des traîtres. Six mois plus tard, il se plaçait comme l'ultime candidat à l'élection présidentielle. Il se proclamera, quelques jours plus tard, vainqueur de cette élection présidentielle du mois d'octobre 1992. Il se prend, ainsi, jusqu'à présent, Président de la République du Cameroun. Le ridicule ne tue vraiment pas dans notre pays. La honte non plus n'a plus de place dans le subconscient de certains individus, aigris par l'inintelligence, la fourberie et le banditisme politique.

Le deuxième est l'alter ego du premier. Il dirige une association tribale qu'il ne cesse d'appeler « parti politique ». On dit qu'il était très bête à l'école et que ses études ont été forcées et poussées par l'argent volé par son père lorsqu'il trônait dans les tous premiers gouvernements fantoches mis en place par les colons au poste de Ministre des Finances. Ministre aussi il y a plus de deux décennies au gouvernement du sanguinaire Ahidjo, il rêve, curieusement, encore, aujourd'hui, à la restauration. Et il tient, tenez-vous bien, à devenir Président de notre République. Comme son grand compaire, autrefois vendeur des livres, il a, lui aussi, boycotté les élections législatives de 92 pour les mêmes raisons, mais a refusé la candidature unique de l'élection présidentielle pour se placer, lui aussi, en super outsider. Il présentera ensuite son parti en 1996 aux élections municipales, en 1997 aux élections législatives, mais boycottera l'élection présidentielle de la même année conformément aux vœux et aux recommandations des réseaux qui le dirigent. Exactement comme son ami du Suffer Don Finish.

Ces deux hommes ont les mêmes patrons politiques et ne jouent leur jeu que pour satisfaire les intérêts obscurs de leurs maîtres. Leurs scénarios sont, le plus souvent, très bien pensés et habilement montés pour mieux aveugler le peuple camerounais. Leur objectif : empêcher l'UPC de bouger. La honte !

Nous citerons ensuite les petits porteurs de sacs. Ils sont nombreux. Ils ne sont là-bas que pour surveiller les deux premiers cités. Ils doivent rendre compte, quotidiennement, à leurs « grands maîtres », des moindres gestes, faits et paroles des deux premiers. Ils ne sont là que pour surveiller les deux premiers et leur faire des rappels à l'ordre : « … attention, ce n'est pas ce qu'on a dit de faire, de dire… les patrons viennent de changer de stratégie… Ils disent que nous devons marcher la semaine prochaine à Yaoundé pour attirer l'attention de l'opinion… Ils disent que nous devons avoir une rencontre à Bamenda… Ils disent que nous devons dire des choses horribles contre le pouvoir dans toutes les chaînes de radio et de télévision. Voilà la grande tricherie, la superbe démagogie de notre chère Coalition… La honte !

A côté de tout ce beau malin monde, il y a des transfuges et des envoyés spéciaux qui ont pour mission d'endormir les premiers en provoquant des faux débats et en imaginant des faux plans aux cours de leurs mille et un débats, au cours de leurs nombreuses rencontres nocturnes et vicieuses, aux cours de leur cercles mafieux… Ces derniers ne sont, en effet, que des agents intermédiaires entre les bons élèves et leurs grands maîtres. C'est tout ce tra-la-la que certains citoyens camerounais aveuglés par l'obscurantisme appellent : Coalition… La honte ! Enfin, dans cette même coalition il y a les grands magnats des polices parallèles. Parlons en honnêtement dans l'article intitulé :

Des Vrais Hors-La-Loi

Dans la coalition : Hogbe et Mackit formés pour détruire

Misère

Comment ne pas conclure que notre « Coalition » ne vit que d'une misère intellectuelle et morale et qu'elle est aujourd'hui un phénomène socio-politique corrompu, douteux et malheureux. Certains parmi eux disent à haute et intelligible voix au peuple qu'ils ne cessent de mépriser par leurs mensonges qu'aujourd'hui, au Cameroun, il est urgent et nécessaire de jeter les bases d'une nouvelle société. En fait derrière ce vocabulaire ronflant de leurs manifestes, on s'aperçoit facilement que pour ces gens, il ne s'agit que de passer sur la société camerounaise qu'un coup de balai, un coup de torchon, un coup d'aspirateur, au mieux un coup de peinture. Quant à toucher aux structures politiques, sociales, économiques, ils n'ont jamais rien proposé. Aucun projet de société. Pour eux, tout doit changer, mais rien ne doit bouger. Ils ont des attitudes de chiens crevés au fil de l'histoire. Ils vivent dans leur médiocrité, dans leur tiédeur. Pour eux, la politique, c'est critiquer pour critiquer ; c'est pourquoi ils ont toujours un langage d'inconditionnels satisfaits d'eux-mêmes ; puisqu'ils ne disent que ce qu'on leur dit de dire et n'ont aucune solution sur tout ce qu'ils critiquent. Et pourtant, cette coalition parlent de l'opposition et ne cesse de rêver de changement. Un jour, demain, dans dix ans, dans cinquante ans… ? Mais le changement avec de tels bandits et fourbes politiques, pour quoi faire ?

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