LA VOIX DU CAMEROUN |
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L’UDEFEC (l’Union Démocratique des Femmes Camerounaises). Les femmes de l'UPC réfléchissent… A l'occasion de la journée de « la Femme Africaine », les femmes de l'UPC au sein de leur organisation « l'Union Démocratique des Femmes Camerounaises » en abrégé UDEFEC, ont tenu deux journées de réflexion les Samedi et Dimanche, 31 juillet et 1 er août 2004 à la permanence du Parti Historique sise à Essos (Yaoundé). Deux journées de réflexion qui ont regroupé les militantes de l'UPC venues de tous les coins de la République. Sept thèmes ont été développés. Nous vous livrons ici la quintescence. I- Rôle de la femme dans le développement de la nationThème développé par Madame la Marraine, la Reine Atangana Aboui Monique, épouse Kodock. Cette communication a orienté le débat sur une question fondamentale : comment la femme qui est la mère de l'humanité n'arrive-t-elle pas à vivre dans un plein épanouissement ? En effet, pour notre panéliste, la femme est la mère de la famille, la principale éducatrice des enfants, la clé de l'avenir de la nation. Au Cameroun, elle contrôle 97% de la production minière et près de 90% des circuits de distribution des vivres dans nos villes ; elle n'a pas de repos, elle s'occupe non seulement de sa famille, mais aussi de tous les laissés pour compte. C'est ainsi qu'on la retrouve le soir et même tard dans la nuit, au bord des routes, à s'occuper de ceux qui n'avaient pas encore mis quelque chose sous la dent dans la journée. Dans le foyer, elle tient la vie de l'homme, des enfants, bref de toute la famille. Mais elle est aussi omniprésente dans toutes les branches de la société. On la retrouve dans l'enseignement, l'armée, la magistrature, les finances, le développement rural et même là où se prennent les grandes décisions du pays. La femme, d'après la panéliste, reste donc au centre de toutes les préoccupations de la vie humaine mais malheureusement, elle reste, quoi qu'on dise, la mal aimée de l'homme et cela ne va pas sans obstacles, sans embûches, sans difficultés. Elle va alors brosser quelques difficultés majeures qui constituent des freins à l'effort de participation de la femme au développement de la nation. Trop de maternité, vieillissement de la population féminine dans les zones rurales, dégradation croissante de l'état de santé par des travaux toujours plus durs et sans repos ; le refus de certains époux de laisser leurs partenaires dans les activités génératrices de revenus, et enfin, la marginalisation de la femme à l'accès des crédits dans les institutions financières. Notre panéliste va ainsi inviter les femmes à une prise de conscience, dans l'effort, l'engagement, le courage, la persévérance et l'intelligence pour qu'elles puissent mériter la place qui est la leur dans la société. Elle lancera pour terminer un appel aux femmes et leur recommandera de s'organiser dans la création des projets, avec un accent particulier sur les GICS et Coopératives et des dossiers bien ajustés et qui, grâce au Ministère de l'Agriculture et l'apport des banques peuvent, demain, changer de fond en comble leur vie dans le meilleur du monde. Mahama Ghandi disait « Respect à tous, le sexe féminin n'est pas le sexe faible. Il est plus noble des deux, par son pouvoir de sacrifice, de souffrance, de foi et de connaissance. L'intuition de la femme a souvent surpassé l'arrogante prétention de l'homme à un savoir suprême ». Les femmes de l'UPC ont fait siennes ces déclarations de Mahama Ghandi, expliquera le panéliste Nguidjol Janvier à l'introduction de son thème. Déjà le premier congrès de l'UPC tenu à Dschang du 10 au 13 avril 1950, sera présidé par une femme, la Princesse de Bana, Mambou Ngangou. Les femmes camerounaises vont alors s'organiser et se mobiliser pour décrier les abus du pouvoir colonial et faire naître une organisation, en 1952, dénommée l'Union Démocratique des Femmes Camerounaises en abrégé UDEFEC qui va immédiatement se mettre au travail et prouver son engagement militant aux causes et revendications fondamentales de l'UPC, à savoir l'unification du pays, l'indépendance totale et immédiate du Cameroun et l'élévation du standard de vie du peuple camerounais. Consciente de la justesse de cette lutte, expliquera le panéliste, l'UDEFEC participera à l'élaboration et à la proclamation de la déclaration commune du 22 avril 1955, pour l'édification d'un Cameroun souverain. Il ne s'agissait pas seulement des femmes d'une région, mais de toutes les femmes, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du Cameroun. Une déclaration commune, expliquera l'orateur, qui marquera les prémices de la radicalisation de l'UPC qui va aboutir à son interdiction le 13 juillet 1955. L'UDEFEC qui jouait un rôle prépondérant dans la conscientisation de la masse féminine sera tout aussi interdite le même jour. Malgré cette intervention et pour faire opposition à la campagne de diabolisation dont l'UPC faisait l'objet, les femmes de l'UDEFEC lancent sous-maquis leur organe d'uniformisation : Femme Kamerounaise. Bref les femmes, malgré l'interdiction de leur mouvement, ne cesseront de s'organiser pour faire entendre par tous les moyens leurs voix. Renseignements, informations, produits de première nécessité, ravitaillement dans le maquis, voyages à travers le pays et même hors du pays seront ici leur travail pendant toute la période de la clandestinité. Au maquis, elles s'attacheront à toutes les tâches domestiques. Faute de bras d'hommes poursuivis et chassés par les colons, elles vont exercer de multiples tâches telles que l'inhumation des morts. Bref, le travail des femmes de l'UDEFEC pour la libération de notre pays ne peut se dire ici en quelques mots. Bien de livres s'écriront pour dire à l'humanité toute entière l'engagement nationaliste des femmes au mouvement du combat pour la libération du peuple camerounais, conclura le panéliste Nguidjol JanvierVI- la 6 ème communication avait aussi deux intervenants les camarades MINKENG Marthe et Didier BALEGUEL et avait pour thème : Femmes politiques et nouvelles technologies de l'information et de la communication Thème technique mais hautement libellé dont les théories n'ont pas été facilement maîtrisées par la quasi-totalité des participantes. La marraine de l'UDEFEC n'a pas ainsi caché ce malaise en invitant les panélistes à mettre en place des instruments pratiques en vue de faire comprendre aux femmes, l'impact des nouvelles technologies et à toucher concrètement du doigt les bienfaits de celles-ci. Il était question de donner une culture forte à la femme pour mieux comprendre l'évolution de la nation et en faire une analyse positive. Et c'est ainsi qu'un boulevard de canaux d'information est ouvert aux femmes, grâce au NTIC pour qu'elles sachent en faire bon usage. Les NTIC, expliqueront les panélistes, sont un ensemble de technologies utilisées pour traiter, modifier et échanger de l'information, plus spécifiquement, des données numériques. Et aujourd'hui, il n'est pas question d'ignorer les NTIC, il faut les utiliser, il faut apprendre ce que c'est qu'un ordinateur et un réseau afin de les utiliser au mieux et de s'ouvrir au monde entier. Les NTIC revêtent ainsi, concluront les panélistes, une importance certaine pour la femme politique actuelle. VII- Le 7 ème exposé avait pour présentateur le camarade philosophe Bapoo LIPPOT Robert et était intitulé : Perspectives électorales au Cameroun, l'impact de vote féminin En bon philosophe et avec une rhétorique riche et populaire, le panéliste, après avoir défini le rôle majeur de la femme dans la gestion des affaires de la république, à tous les moments et sur toutes les branches de la société est passé immédiatement sur l'analyse de l'état des lieux de la femme camerounaise dans le processus électoral. Il ressort que la femme camerounaise, bien qu'active et intelligente, n'appréhende pas encore clairement l'impact du vote dans le contexte politique actuel au Cameroun. Les femmes doivent retenir, a martelé le Panéliste, qu'elles doivent être, aujourd'hui suffisamment volontaires et engagées pour participer au vote, car elles ont des atouts et des arguments supérieurs aux hommes. Et elles doivent en prendre conscience. Et il faut que les femmes votent, non pour paraître ou jouer les seconds rôles, mais pour choisir la gestion ou le partage du pouvoir. Aujourd'hui, les femmes camerounaises qui constituent, sur le plan démographique, plus de la moitié de la population sont suffisamment argumentées pour influencer les élections. Et elles doivent encore un prendre conscience pour vendre leur vote, c'est-à-dire pour amener les hommes à les respecter et à partager le pouvoir. Elles ne doivent plus seulement se cantonner aux rôles d'animation et de simples spectatrices après plus de quatre décennies d'indépendance, mais elles doivent retenir qu'elles sont capables de s'affirmer dans toutes les branches et dans tous les domaines de la société camerounaise. Et dans les partis politiques, elles doivent refuser le mot « sexe faible » et comprendre qu'elles sont puissantes et capables d'occuper n'importe quelle responsabilité. Pour être à la hauteur de toutes leurs responsabilités, elles doivent quotidiennement se former et cultiver leur esprit critique. Enfin, la femme camerounaise en général, et celle de l'UPC en particulier qui semble plus mûre et aguerrie doit repenser, sa position dans la société. Elle doit, par son expérience politique assez poussée, relancer le débat politique au Cameroun, a alors conclu le panéliste philosophe Bapoo. |
III- L'UDEFEC en question - Eyango Frieda (Présidente de l'UDEFEC) - Lorraine Doumbè épouse NINGA (S. Nat à l'organisation de l'UDEFEC) D'emblée, la camarade présidente de l'UDEFEC, Mme Eyango Frieda situe cette grande journée de réflexion qui a pour objectif principal d'interpeller la femme camerounaise dans le cadre de sa prise de conscience pour une participation plus active à la vie politique de la nation. La femme en général, et particulièrement à l'UPC doit sans cesse se former pour mieux lutter. Et cette formation est aujourd'hui indispensable à la femme de l'UDEFEC pour qu'elle puisse ouvrir pleinement ses yeux et affronter sans aucun danger les obstacles. Le thème : l'UDEFEC en question sera ainsi présentée par deux camarades. D'abord, par elle-même, qui ne s'appuiera que sur deux articulations : les relations de l'UDEFEC avec l'UPC et les perspectives de cet organe annexe appelé à jouer un rôle important pour l'intensification de l'UPC et l'édification d'une nation prospère. Sur les relations avec l'UPC, le panéliste, contrairement à une certaine pensée négative, a précisé que la femme de l'UPC au sein de l'UDEFEC n'est pas marginalisée et occupe selon son militantisme, son engagement, son dévouement, sa discipline et son ardeur au travail, la place qu'elle mérite. Oui, la femme upéciste n'est pas seulement une animatrice, elle participe activement à tous les débats et à la prise des décisions grâce à l'arbitrage sincère d'une direction clairvoyante incarnée par le secrétaire général Augustin Frédéric Kodock. La présidente Eyango Frieda va alors énumérer plusieurs exemples pour prouver que le sexe n'a aucune prépondérance pour mériter la confiance et occuper des responsabilités au sein de l'UPC et que seul, le militantisme actif et engagé reste la clé de la réussite. Témoin, les femmes occupent le tiers des places du bureau politique de l'UPC. Elles sont plus nombreuses que les hommes au comité directeur de l'UPC. Elle va conclure ce volet en invitant les femmes à se former et à se former davantage pour mériter le respect des hommes. Sur les perspectives de l'UDEFEC, Mme la présidente Eyango Frieda a davantage insisté sur l'intérêt que les femmes ont à s'impliquer dans le travail de l'organisation rationnelle de leur organe annexe afin que l'UPC retrouve sa vraie place dans toutes les institutions de la République. Dans le travail de l'organisation de notre parti, nous les femmes, nous devons jouer un rôle majeur et nous devons toujours nous former si nous voulons rester des pionnières du développement de notre nation, comme l'a si bien souligné le camarade secrétaire général de l'UPC à l'ouverture des travaux de cette solennelle journée de réflexion. Elle va ainsi passer la parole à la secrétaire nationale à l'Organisation de l'UDEFEC Mme Ninga Lorraine Martine Doumbè qui entretiendra les participantes sur l'organisation et le fonctionnement structurel de l'UDEFEC. Créée le 03 août 1952 suivant récépissé N° 1369/AFA du 13 octobre 1952, l'UDEFEC a pour objet : - La défense de la famille camerounaise dans le domaine matériel, rural, intellectuel et culturel - La défense des droits des femmes sur le plan économique, social et civique, et s'intéresse particulièrement sur le sort de l'enfance et la sauvegarde de la paix. Et c'est ainsi que la femme a participé pleinement et efficacement au combat de la décolonisation pour l'émancipation des populations camerounaises et pour l'avènement de l'indépendance de notre pays au moment où l'UDEFEC était une organisation totalement indépendante, dira la panéliste. Depuis l'Assemblée Générale tenue à Edéa du 24 au 25 avril 1992, après la re-légalisation de l'UPC le 12 février 1991, l'UDEFEC est devenue un organe annexe de l'UPC qui doit respecter et appliquer les orientations politiques de l'UPC en jouissant d'une autonomie interne sur les plans de son organisation structurelle et de son fonctionnement. Le panéliste va ensuite expliquer l'organisation et le fonctionnement des structures de l'UDEFEC du comité local au bureau national, en passant par le comité régional, la section régionale, le conseil central qui sont exactement les mêmes que l'UPC, mais qui ne changent ici que leurs dénominations : à savoir le comité local pour le comité de base de l'UPC, le comité régional pour le comité central de l'UPC, la section régionale pour la section régionale de l'UPC, le conseil central pour le comité directeur de l'UPC, le bureau national pour le bureau du comité directeur de l'UPC et l'Assemblée Générale pour le congrès de l'UPC. La panéliste s'étendra ensuite sur le fonctionnement des structures de l'UDEFEC en mettant un accent particulier sur la tenue des réunions, la composition des structures et la discipline à observer par toutes les femmes membres de l'UDEFEC, lesquelles, insistera-t-elle, doivent d'abord être des militantes, membres à part entière de l'UPC, avant d'adhérer au sein de l'UDEFEC. Enfin, elle invitera les femmes à s'investir pleinement au travail de l'organisation et de l'intensification de l'UPC et terminera son exposé en présentant le premier bureau de l'UDEFEC à sa section dès sa création. - Présidente : Mbem Ema Gisèle - Vice-Présidente : Kamen Monique - Vice-Présidente : Teck Cécile - Secrétaire générale : Ngapeth Marie Irène - Secrétaire : Ouandie Marthe - Trésorière : Meïdo Marie Nous sommes ensuite passés à la 4 ème communication qui avait pour thème : IV- Le cadre conventionnel de lutte contre les discriminations faites aux femmes, exposé par le camarade Maître Nouga. Avec l'éloquence d'un juriste, le panéliste a tenu l'auditoire en haleine pendant 49 minutes en défrichant tous les problèmes liés aux discriminations faites aux femmes non seulement au sein de leurs familles, de leurs vies conjugales, de leurs vies courantes, mais aussi dans le cadre de leur vie individuelle et collective dans la société. Le panéliste nous dira alors avec toutes les précisions, le travail fait par la communauté internationale et la convention adoptée le 03 septembre 1981 par l'organe de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Un document, précisera-t-il, de 30 articles organisant les modalités de mise en œuvre du principe d'égalité des droits entre l'homme et la femme. Au Cameroun, plusieurs exemples de la mise en œuvre de l'égalité entre l'homme et la femme sont ainsi analysés et développés pour éclairer de manière élémentaire l'auditoire. Il a notamment appuyé son intervention sur trois plans. - Au plan politique, le panéliste a démontré que la femme participait pleinement à la décision politique, au vote, à l'éligibilité et a donné toutes les armes possibles pouvant aguerrir la femme de l'UDEFEC à se positionner avec conviction et engagement sans aucun complexe du sexe. - Au plan social, le pauliste nous a parlé de l'égalité des femmes et des hommes dans l'emploi, le salaire et la contribution des femmes à l'épanouissement des ménages. - Au plan pénal, les femmes ont été instruites sur la dénonciation de la discrimination pénale. Pour mieux expliquer, le panéliste a donné l'exemple du délit d'adultère qui a fait couler trop de salive au cours des débats. En un mot comme en mille, Me Nouga a armé les femmes de l'UDEFEC pour contrecarrer sans complexe et éliminer sans peine toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. V- Le Ve thème était intitulé : L'implication de la femme dans le champ de la culture comme en jeu politique Ce thème a été académiquement développé par nos amies camarades Emilie Duval et Virginie Jourdain, toutes deux, historiennes de l'art et féministes internationales venues de Rennes (France). Après avoir développé l'impact de l'art dans le monde en général et ce, dans tous les domaines, nos deux panélistes ont tenu à prouver à l'assistance que l'art est aussi un élément essentiel non seulement dans le champ de la culture, mais aussi dans celui du jeu politique. Il suffit d'y croire et de s'engager dans cette forme de lutte communicationnelle qui est tout aussi mordant que les chaînes de télévision, de radio, les journaux de la presse écrite, les livres et l'Internet. L'art aujourd'hui doit être une forme de pensée vivante pour expliquer non seulement ce qu'on ressent, mais aussi et surtout ce qu'on revendique. Il a déjà pris ses racines en Europe et il doit naître ici, au Cameroun, grâce aux femmes de l'UPC. Les panélistes Emilie et Virginie pour démontrer la force de leurs dires ont étalé des exemples précis qui ont fait leurs preuves et qui sont aujourd'hui des armes concrètes pour l'implication de la femme dans le champ de la culture comme en jeu politique. Bref, pour conclure, ce thème, qui avait pour objectif de donner à la femme de l'UDEFEC des armes pour ses futurs combats, pouvait se résumer en ces termes : Chaque femme qu'on enseigne est un être puissant qu'on gagne. Quatre vingt dix femmes sur cent qui font la politique et qui ne réussissent pas ne sont jamais allées à l'école. Elle ne savent pas lire. Elles signent d'une croix. L'ignorance étant la nuit où commence l'abîme, l'école étant sanctuaire autant que la chapelle, il est question aujourd'hui que les femmes apprennent, apprennent et apprennent davantage pour être fortement cultivées afin de mieux aiguiser leurs armes et affronter sans peur, ni reproches, mais avec foi et confiance les futurs combats. Ce thème d'une importance capitale, dira aux séminaristes, en clair, comme Victor Hugo l'avait si bien écrit, je cite : « Au petit enfant, donnez le petit livre ; marchez la lampe en mains pour qu'il puisse vous suivre ».
Adolphe Papy Doumbè |
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