U . P . C

Union des Populations du Cameroun

L'AME  IMMORTELLE  DU PEUPLE  CAMEROUNAIS

Accueil Jeunesse Actualité Formulaire d'adhésion Journal Contact


Histoire

 

Statuts de l'U.P.C

Statuts de la J.D.C
 

Statuts de l'UDEFEC

 

Organisation du Parti

 

Bureau Politique

 

Orientations politiques
 
Programme Politique
 

Université d'Eté

 

Résolutions

 
Fonctionnement et Organisation du Parti
 
Alliances dans l'UPC
 

Documents

 
Contentieux

 

 

 

 

 

Organisation et Fonctionnement du Mouvement Nationaliste


Nul n'ignore que l'un des principaux objectifs de Roland Pré pour détruire le Mouvement national camerounais consistait à semer la diversion parmi la population. Il doit d'abord diviser les dirigeants, ensuite dresser la masse des adhérents contre la Direction de l'U.P.C., enfin, dresser le reste de la population contre l'U.P.C. et réussir par ce biais à asseoir des mouvements et partis fantoches.

Mais le plan des colonialistes et de leur agent Roland Pré a échoué lamentablement. En effet, la Direction de l'U.P.C. avait compris ce jeu de bonne heure et l'échec de Roland Pré sur le premier point était devenu spectaculaire avant même les événements de mai. Inutile de dire qu'il n'a nullement réussi à dresser les adhérents contre la Direction., car le vrai dirigeant de l'U.P.C. c'est le Comité de base, les membres du Bureau directeur comme ceux du Comité directeur n'étant que des serviteurs du Peuple sous la direction du Peuple lui-même.

Sur le dernier point qui consistait à dresser la population contre l'U.P.C., les faits sont là. Les quatre mois de terreur colonialiste depuis le mois de mai ont montré avec éloquence que notre Mouvement bénéficiait de la sympathie et du soutien actif de l'immense majorité du peuple camerounais. Nous ne pouvons, pour des raisons de sécurité, révéler toutes les formes d'aide que les militants et responsables passés dans le maquis reçoivent de la population camerounaise. Il suffit d'indiquer que le premier souci de nos compatriotes lors du déclenche- ment des massacres a consisté à assurer la sécurité des dirigeants du Mouvement à tous les échelons et les persécutions auxquelles les colonialistes ont soumis la population depuis lors n'ont pas ébranlé la fermeté de cette dernière.

Un tel héroïsme et un tel esprit de sacrifice montrent seulement que le peuple camerounais est décidé d'en finir avec la domination colonialiste, qu'il veut à tout prix accéder à la gestion de ses affaires dans le cadre de l'Indépendance et de l'Unité nationales.

Cependant, il est apparu à la lumière des événements que nous remporterions plus de succès dans notre action si nos méthodes de travail étaient meilleures à ce qu'elles sont. Certes, les dirigeants et militants de notre Mouvement, aidés du peuple quasi unanime ont joué un rôle historique au cours de ces événements. Mais l'expérience a montré que la non-application de certains détails que les camarades considéraient comme négligeables a conduit à des situations parfois regrettables. Aussi, la Direction de l’U.P.C. estime-t-elle nécessaire de faire certaines recommandations qui peuvent aider les camarades à corriger les erreurs dans leur travail d'organisation et de consolidation de l'U.P.C., sur laquelle repose l'espoir du pays tout entier.

 


Fonctionnement des Comités de base 


La boussole de l'U.P.C. c'est la base. Notre Mouvement étant le Mouvement du Peuple, rien de valable et de constructif ne peut être réalisé si nous agissons par le sommet comme le font les colonialistes. Nous devons avouer que le travail dans nos Comités de base ne répond pas encore au rôle que l'article 6 des Statuts assignait à ces organismes. Nous ne saurions trop répéter que le Comité de base a pour tâche de : 


a) Populariser les mots d'ordre de l'U.P.C. 


C'est porter ces mots d'ordre à la connaissance des masses camerounaises. Or, même avant la terreur actuelle, la plupart des Comités de base recevaient les tracts, circulaires et résolutions du Mouvement, les con- servaient sans réunir les camarades pour lire les documents reçus et instituer une discussion à leur sujet. Cette manière de procéder s'est accentuée avec les événements actuels, la répression colonialiste étouffant toute activité propre à éclairer le Peuple. D'autre part, le rôle du Comité de base ne consiste pas seulement à réunir les camarades. Les' dirigeants du Comité de base devraient se considérer comme des catéchistes des villages ou quartiers dans lesquels ils assument les responsabilités politiques et de ce fait rendre périodiquement visite aux membres et sympathisants de leur Comité: c'est une sorte de tournée à l'échelon du Comité de base. L'insuffisance du travail dans la plupart des Comités de base provient du manque de ce contact entre les dirigeants des Comités et la masse.


b) Aider la masse à s'organiser pour la réalisation d~s objectifs poursuivis par l'U.P.C.


Ce deuxième rôle du Comité de base est lié au premier. Les mots d'ordre de l'U.P.C. fournissent à la masse des éclaircissements nécessaires sur les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels qui se posent dans le pays. Si les contacts ne sont pas constants entre la masse et les directions des Comités de base, comment ces derniers seraient-ils capables d'organiser et de mobiliser les masses pour l'aboutissement des revendications, défendue par l’UPC") ?

 

Dénoncer tout ce qui est contraire à ['intérêt des populations du Cameroun

L'article 16 du Règlement intérieur de l'U.P.C. nous impose le devoir d'étudier les revendications avant de es soumettre à qui de droit. Ces dispositions sont valables pour les cas où il faut dénoncer une situation préjudiciable au Peuple camerounais. Or, si les dirigeants des comités de base ne sont pas en contact avec la masse, es dénonciations insuffisamment préparées ne peuvent présenter qu'un caractère de lutte ou haine personnelle t gêner ainsi le rayonnement de notre Mouvement.

Le reproche qui est fait ici aux responsables des comités de base pour le manque de contact s'applique aussi aux liaisons avec les directions des Comités centraux auxquels sont affiliés les Comités de base. Un 'rand nombre des Directions des Comités de base ne comprennent pas qu'elles doivent des comptes autant à a masse qui les a élues qu'à la Direction de leur Comité central (art. 14 des Statuts de l'U.P.C.). Les événements actuels ont montré combien le manque de contacts entre différents organismes du Mouvement était préjudiciable l la réalisation du succès de la lutte anticolonialiste.


 

Recrutement


Les erreurs dans le recrutement des membres proviennent dans la plupart des cas du mauvais fonctionne- Dent des Directions des Comités de base. L'article 3 des statuts définit les conditions d'admission comme membre de l'U.P.C. C'est le Bureau du Comité de base lui étudie les demandes d'adhésion et se prononce pour leur acceptation, leur ajournement ou leur rejet. La qualité de membre de l'U.P.C. est définie à l'article 2 du règlement intérieur qui est ainsi conçu:


«ART. 2. - Est considéré comme membre de l'U.P.C. et levant se soumettre stricto sensu au présent Règlement intérieur toute personne qui, après avoir pris connaissance du Statut dudit Mouvement, en accepte la discipline. »


Au moment du lancement du Mouvement et pendant les trois premières années du « Procès de l'incompréhension ", nous avons usé d'une grande tolérance et n'avons pas appliqué strictement les dispositions de l'article 3 des Statuts de l'U.P.C. Le Comité directeur, au , cours de sa session tenue à Mom le 7 septembre 1954, a rendu applicables dans leur stricte rigueur les prescriptions de l'article 3 des Statuts dont s'inspirent les articles 2 et 5 du Règlement intérieur. C'est donc à tort que certains dirigeants des Comités de base ont, ultérieure- ment au 7 septembre 1954, procédé à des remises de cartes à ceux qui les demandaient sans les soumettre. Les demandes constatées au début et durant ces événements provenaient pour une bonne partie des éléments qui sont entrés ainsi au Mouvement par la petite porte.


Choix des dirigeants


Le choix des dirigeants doit porter sur les cama- rades les plus convaincus répondant autant que possible aux conditions de l'article 3 du Règlement intérieur ainsi conçu:


«ART. 3. - Tout membre de l'U.P.C. doit se sacrifier aux mots d’ordre suivants: Fermeté, Vigilance, Fraternité, Honnêteté ». Il doit être à l'avant-garde de la lutte des masses camerounaises pour le succès des revendications, de l'Unité et l'Indépendance                                    


                                                                                                                                                                                                                            nationales.

 

Un grand compte doit être tenu de la moralité des camarades que nous portons aux responsabilités du Mouvement. Des camarades ayant une mauvaise réputation ou un passé douteux doivent être écartés des postes dirigeants, quel que soit par ailleurs leur militantisme. Les dirigeants défaillants doivent être écartés et rem- placés démocratiquement dans leurs fonctions. Aucun sentiment de haine personnelle, aucune considération d'ordre clanique, familial ou de classe ne doivent jouer ni pour la désignation des responsables du Mouvement ni pour l'application d~s sanctions pour fautes politiques ou ayant des incidences politiques.


 

Recommandations


*Les Comités de base, pour une bonne application de l'article 6 des Statuts, doivent entretenir un contact permanent avec la masse et éduquer celle-ci sur les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels faisant l'objet des mots d'ordre de l'U.P.C., posés dans les résolutions, circulaires, tracts ou correspondances émanant des organes dirigeants du Mouvement. Pour ce faire, ils ne doivent pas seulement se borner à convoquer des réunions, mais ils doivent aussi et surtout pro- céder à des visites à domicile chez les membres et sympathisants de l'U.P.C. dans le ressort de leur Comité.


 

*Les Comités de base de l'U.P.C., organes essentiels du Mouvement, doivent entretenir un contact fréquent avec la Direction de leurs Comités centraux respectifs. Ils doivent apporter un soin particulier à l'acceptation des adhésions et ne doivent porter aux postes de responsabilités que ceux de leurs membres présentant des garanties politiques et morales suffisantes pour être dignes de la lutte de l'Unité et l'Indépendance du Cameroun.


 

Comités centraux


Les Comités centraux sont des organes secondaires de l'U.P.C. chargés d'organiser et de diriger le travail politique dans des contrées déterminées. Avant comme après les massacres de mai, un grand nombre de Comités centraux ont fait preuve de maturité politique dans l'accomplissement de leurs tâches.

Toutefois, comme dans tout organisme se dévouant à une grande activité, des faiblesses se sont révélés de ces méthodes de travail, dans bon nombre de Comités centraux.

 

En effet, certaines Directions des Comités centraux travaillent dans la spontanéité sans élaborer un pro- gramme de réunions de tournées et des revendications à discuter autour des réunions et tournées. Le programme devrait porter sur une période donnée, un mois par exemple. La plupart des Comités centraux ignorent aussi le problème de la division du travail qui consiste à faire travailler non seulement les membres du Bureau du Comité central qui est formé de deux délégués par Comité de base, mais aussi d'habituer un grand nombre de militants et responsables au travail actif; de ce fait, le travail, l'ensemble du travail, ne retombera plus sur les seuls président et secrétaire comme cela se passe malheureusement.

D'autre part, la plupart des Directions des Comités centraux négligent le côté fondamental de la formation personnelle. Il est apparu à plusieurs reprises que certains dirigeants des Comités centraux n'avaient qu'une connaissance vague des « Conditions historiques» du

Mouvement anticolonialiste. Dès la première promotion de l'École des Cadres de l'U.P.C., nous avions constaté que la plupart des dirigeants des Comités centraux n'étaient pas capables d'exposer clairement les « propositions concrètes» pour l'Unification et l'Indépendance du Cameroun, alors que ces « propositions » avaient fait l'objet d'une vaste campagne en 1954. Or, la Mission de l'O.N.U. va venir dans la plupart des localités; ce sont des responsables des Comités centraux qui seront chargés de remettre des pétitions revendiquant la mise en application de la « Proclamation commune» du 12 avril dernier, posant le problème de l'Indépendance immédiate du Cameroun.


Les Directions des Comités centraux doivent comprendre que si les responsables ne se forment pas et n'étudient pas sérieusement les documents du Mouvement, y compris la lecture des brochures, ils donneront raison aux colonialistes quand ces derniers prétendent que la masse n'a pas de revendications à formuler. Nous savons que les populations ont démenti une telle prétention avec éclat, mais nos dirigeants doivent toujours faire preuve de compétence dans leur travail politique.

S'agissant des contacts avec la masse, il est apparu que certains des Comités centraux n'organisent pas des tournées d'une façon sérieuse et ainsi les tournées du Mouvement prenaient un caractère de promenade personnelle, sans que les Comités de base fussent avisés valablement à l'avance. Nous comprenons qu'il peut se produire des cas où la tournée est brusque, mais même lorsque nous prévoyons des cas d'urgence, il faut toujours avoir une méthode de travail. D'autre part, il importe toujours de baser les exposés sur les explications politiques qui renforcent la conviction de la masse à la nécessité d'apporter une aide matérielle au Mouvement de Libération nationale. En effet, la masse qui ne nous a jamais refusé son concours ne souscrit avec enthousiasme que dans la mesure où ses revendications sont bien traduites et' défendues; la masse apporte son soutien matériel au développement du Mouvement. L'intérêt que la population porte aux tracts et aux info mations sur les événements intérieurs et extérieurs montrent combien les Camerounais sont désireux de s'éduquer politiquement. Nos contacts avec la population nous ont toujours confirmé cet aspect de choses. Nos camarades illettrés ont des capacités politiques considérables. Il suffit de les éduquer et de les orienter.


D'autre part, la masse considère le Bureau du Comité central comme une source digne d'où elle peut puiser des renseignements sur des questions politiques et autres. C'est pourquoi un Comité central bien organisé et actif peut être un organisme politique de grande importance et jouer un rôle considérable dans la marche des affaires du pays.

Les observations faites sur le choix des dirigeants dans les Comités de base sont valables pour les Comités centraux comme pour tous les organes de l'U,P.C. sans exception. Aucune question de clan ne devra se poser lors de la constitution d'un Comité central, cette constitution devant répondre essentiellement aux considérations d'ordre géographique. Nous voudrions dire que les préoccupations de «fraternité» de «clan» ne devront pas gêner à la bonne organisation des Comités centraux.

 

 



Recommandations



Les Comités centraux sont des organes de l'U.P.C. appelés à jouer un rôle important dans l'organisation du Mouvement et la conduite de la lutte de Libération nationale.

Les Directions des Comités centraux doivent élaborer périodiquement un programme de travail conforme aux événements ou en prévision de ceux-ci. Elles doivent encourager leurs membres à s'éduquer pour mieux lutter, conformément à l'article 15 du Règlement intérieur qui est ainsi conçu:


« ART. 15. - Tout militant de l'U.P.C. doit sans cesse se former pour mieux lutter. Il doit aider la masse dont il est le serviteur à s'éduquer en luttant avec acharnement contre l'analphabétisme. »


Les Directions des Comités centraux doivent main- tenir un contact permanent avec les Comités de base de leur ressort et contrôler le travail d'organisation et de secrétariat desdits Comités.

Les Comités centraux doivent se conformer aux prescriptions de l'article 14 des Statuts et rendre périodique- ment compte de leur activité à la Direction du Mouvement par l'envoi des P.V. de séances, des rapports de tournées, etc. Ils doivent entretenir des rapports fraternels avec les Comités centraux des contrées voisines.


Sections



Les Statuts (art. 8) ne semblent pas attribuer un rôle d~ grande importance à la Section qui, selon l'article 12 des Statuts, ne peut être qu'un regroupement à caractère géographique ou un organe de transmission. Or, les événements actuels ont montré qu'une Section pouvait jouer un rôle de premier plan dans l'émulation du fonctionnement des Comités centraux et dans la coordination du travail de ceux-ci. D'autre part, les dispositions de l'article 12 des Statuts semblent laisser entendre que le

rayon d'une Section ne peut pas toujours dépendre des régions administratives au sens des limites imposées par l'autorité coloniale. Le Comité directeur, au cours de sa première session de cette année, tenue à Douala les 12 et 13 février, a décidé qu'une Section pouvait se constituer dans une région, subdivision, etc., à partir de 3 000 adhérents régulièrement enregistrés. Le Comité directeur est souverain. Ses décisions ne peuvent être annulées ou modifiées que par lui-même ou par le Congrès. Le Bureau directeur tient à déplorer l'insuffisance de travail et de discipline dont les camarades font preuve dans la production des recensements dans les conditions et délais voulus par la Direction de l'U.P.C. Comment dans ces conditions pourrions-nous être en mesure de juger en toute connaissance de cause qu'un secteur remplit ou non les conditions statistiques pour être érigé en Section de l'Union des Populations du Cameroun? Quoique ne possédant pas toutes les don- nées prévues par le Comité directeur, le Bureau se permet de suggérer la constitution des Sections en tenant compte de la situation actuelle. A cet effet, le Bureau directeur suggère la création d'une Section par subdivision à la condition qu'une Section groupe au moins cinq Comités centraux bien organisés et actifs. Dans les régions à faible organisation, la Section peut revêtir le caractère d'un regroupement d'ordre géographique dans le sens de l'article 12 des Statuts organiques.

Le rôle primordial de la Section, avons-nous dit, consiste à animer le travail dans le fonctionnement des Comités centraux.

La Section peut organiser des journées éducatives et suppléer ainsi à notre École de Cadres dont le fonctionnement reprendra même sous forme d'École de Cadres dans le maquis.

La Section peut organiser des conférences d'information, avec la participation des délégués d'autres Sections.



Composition du Bureau d'une Section



Les Statuts et le Règlement intérieur sont muets quant à la composition du Bureau d'une Section.

Pour permettre une large représentation de la masse, le Bureau directeur suggère que le Bureau d'une Section soit formé de deux à quatre délégués par Comité central affilié. La représentation des Comités centraux au sein du Bureau d'une Section pourrait être la suivante:



a) Comité central se composant de 6 à 10 Comités de base: 3 délégués,

b) Comité central se composant de plus de 10 Comités de base: 4 délégués.


Le Bureau ainsi formé pourrait élire un secrétariat comprenant:


 

Un président;

Un vice-président; Un secrétaire;

Un secrétaire-archiviste;

Un trésorier;

Un trésorier-supplément;

Un responsable à la presse;

Un responsable à l'éducation; Un ou deux conseillers.

 

 


Le Comité Directeur


Le Bureau Politique


Le Secrétariat Général


Le Congrès

 

 

Accueil/ Formation de L' UPC/ Ecole des cadres/

Statuts UPC / Statuts JDC / Statuts UDEFEC /

Résolutions/ Congrès de l' UPC/ Historique/

Nationalisme féminin/ Université d' été/ Journal