U . P . C

Union des Populations du Cameroun

L'AME  IMMORTELLE  DU PEUPLE  CAMEROUNAIS

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Orientations Politiques du Parti

 L' Unité de l' UPC

 L' Unité Nationale

Le Développement durable

 La Restauration de la confiance nationale

La relance économique

Comme nous l'avons déjà dit, la mission de l'union des populations du Cameroun est inscrite dans l'article premier de ses statuts : " organiser et unir les habitants du pays en vue de l'évolution plus rapide des populations et l'élévation de leur standard de vie ". Cette mission unificatrice est aussi l'argument de base de reconstruction du parti et de l'Etat par l'unité.

 

L'unité de l'UPC

 

L'unité est un sujet récurrent dans notre pays. Elle vaut de manière globale et de manière particulière à tous les niveaux de la vie nationale. Ce serait plutôt un éphémisme de dire que l'union des populations du Cameroun doit asseoir son unité. Les divergences ont été observées sur cette question qui nous semble d'importance relative avec des acteurs de bonne foi et imprégnés des missions du parti. Il est entendu, comme nous l'avons déjà souligné, que l'organisation, le respect des statuts et de la discipline du parti ont inéluctablement une plus grande importance. C'est dans les actions ci-dessus que se cultive l'unité objective de l'UPC, celle qui concourt à la réalisation des objectifs et du programme du parti. A notre avis, la quête de l’unité du parti ne doit en aucun cas y permettre le recrutement des traîtres et des valets avérés des systèmes néo-coloniaux qui frustrent les vraies intérêts des populations camerounaises. En son temps, le Secrétaire Général Ruben UM NYOBE avait répondu à la question de l'unité en mettant en garde contre le "fourre-tout" au nom de l'unité. « Une (...) interprétation erronée ou abusive des statuts, disait-il, conduirait certains camarades à croire que notre campagne pour la réconciliation générale au sein du camp nationaliste aurait pour but de blanchir les traîtres et les valets. L'on croit parfois à tort que la politique d'union pratiquée par notre mouvement devrait ou pourrait aboutir à l'abandon de nos principes pour aller dans les compromissions ».  L'unité doit se faire sur la base du respect de la discipline statutaire : respect des conditions d'admission et de la discipline commune à tous. Car, « il n'y a pas de militant supérieur dans les rangs de l'UPC » dixit UM NYOBE. Elle doit également se faire, précise le héros national camerounais, " sur une base clairement anti colonialiste et un programme (...) si minimum soit-il ". C'est dire que les actions de reconstitution du parti par le sommet sont beaucoup plus la confortation d'ambitions personnelles qu'une recherche de l'unité. Il s'agit d'une fausse unité par laquelle les valets des systèmes néo coloniaux tentent de s'accaparer de l'instrument politique historique du Cameroun. La vraie unité se fera à la base, dans le respect des statuts et de la discipline du parti et sur la base d'une adhésion sans réserve à la lutte nationaliste et patriotique contre la pauvreté et l'oppression.

 

L'UNITE NATIONALE

 

Si la réconciliation et l'unité interne des patriotes sont une nécessité de l'efficacité d'action, l'unité nationale est un objectif poursuivi par le programme de l'Union des Populations du Cameroun. Elle s'entend comme la lutte résolue contre le tribalisme et le clanisme, « contre tout ce qui peut animer les haines et les divisions de clans ». Il faut sans doute reconnaître " la valeur historique des ethnies de notre peuple. C'est la source même d'où jaillira la modernisation de la culture nationale. Mais nous n'avons pas le droit de nous servir des ethnies comme moyen de luttes politiques ou de conflit de personnes ". l’UPC a donc toujours été un mouvement de rassemblement de tous les camerounais "sans considération de tribu, de position sociale, de croyance, d'idéologie". L'énonciation de ces principes de lutte contre la division, porte de manière expresse la lutte contre les causes des divisions. Ces causes sont encore aujourd'hui, les injustices sociales de toutes sortes, entretenues par les « distributions de prébendes, de rentes, les détournements de fonds publics et la corruption, l'économie de l'endettement » érigés en mode de gouvernement, dans une Afrique qui ploie sous le "joug des ajustements structurels"...

 

LE DEVELOPPEMENT DURABLE

 

La revendication d'élévation du standard de vie des populations et leur évolution plus rapide est la quête de ce développement durable qui nécessite le « développement de l'enseignement élémentaire, secondaire et supérieur » tel qu'élaboré par les pères de la nation camerounaise. Ces nécessités d'évolution humaine et d'élévation du niveau de vie passaient en 1954 par un certain nombre d'exigences factuelles au rang desquelles Ruben UM NYOBE classait la suppression du travail forcé dans tous les territoires dits d'outre mer, l'abrogation de l'indigénat et bien sûr, l'unification et l'indépendance du Cameroun.

 

Aujourd'hui, l'on trouve une démarche analogue par des expressions claires de l'option du Secrétaire Général Augustin F. KODOCK , en faveur de la gratuité de l'école primaire, la sauvegarde du patrimoine économique national, et la construction d'un Etat fort, démocratique et garant de la sécurité personnelle et collective. Il s'agit d'options fortes au sujet desquels l'on tente de supprimer le débat, car elles font peur à ceux qui défendent les intérêts des puissances occidentales par exclusion des intérêts nationaux. On y voit en effet, la fin des hégémonies des anciennes puissances colonisatrices sur les grandes richesses naturelles du Cameroun. Les gouvernants actuels quant à eux, y voient tout simplement la fin de leurs « tutelles » et soutiens en l'absence d'une garantie sur les richesses nationales.

 

Mais il faut ici révéler que la sécurité de la planète a besoin d'Etats acquis à la bonne gouvernance qui seule garantit la survie de l'humanité. Les expériences de contrôles économiques sont-elles vraiment positives s'agissant de la participation de l'Afrique à la construction d'un monde meilleur ? C'est dire qu'autant que les craintes des puissances occidentales sont de bonne foi et ne cachent aucune volonté de domination de leurs peuples sur les peuples africains, il y a encore lieu, comme à l'époque de Ruben UM NYOBE, d'expliquer la nécessité salutaire pour le Cameroun et pour l'Afrique d'une coopération harmonieuse (et non plus dolosive) avec toutes les nations, en particulier, avec les nations développées. S'agissant de l'UPC, cette coopération a été exposée dans un document du Secrétariat Général de ce parti et publié en juin 1997. Dans cet opuscule, le Secrétaire Général Augustin Frédéric KODOCK, en s'appuyant sur les résolutions du Congrès de l'UPC tenu du 6 au 8 septembre 1996, affirme que la coopération internationale de l'UPC  « est axée sur la prise en compte des intérêts bien compris du peuple camerounais et des peuples partenaires ». Qu'elle s'inscrit en droite ligne « des exigences de mondialisation certes mais aussi de préservation des acquis historiques et culturelles des populations camerounaises ». Le programme de coopération du parti s'appuie donc sur la triple exigence de préservation et de confortation des acquis historiques et culturels du Cameroun, de prise en compte du phénomène de mondialisation de l'économie qui interpelle tous les peuples, et le respect des systèmes de valeurs de chaque partenaire. " Dans cette perspective, l'UPC prône une diplomatie d'amitié et de coopération avec toutes les nations du monde dans le but d'un développement de l'économie mondiale et d'une élévation du niveau de vie des populations camerounaises ". Cela passe par la garantie " d'une stabilité socio-politique propice à l'investissement " et d'une meilleure maîtrise de la gestion des ressources naturelles " par lesquels l'UPC réussira la libération définitive des populations des fléaux de la faim, de la pauvreté, de l'ignorance, de la maladie et de la peur ". Il s'agit en fin de compte de rechercher les voies et moyens d'instaurer une société à visage humain, fondée sur les principes de justice et de respect mutuel et de « réduire la pauvreté par la mise en place des programmes conjoints susceptibles de bénéficier de l'expertise des différents partenaires en vue d'un développement durable ".

 

Aujourd'hui comme hier, il faut réclamer la bonne foi de l'Afrique lorsqu'elle revendique une vraie indépendance qui lui ferait bénéficier en premier chef des richesses naturelles que recèlent son sol et son sous-sol. Une telle revendication est juste et concourt à la sécurité universelle. Les politiques prébendales soutenues très souvent par les anciennes puissances coloniales maintiennent une trop grande franche de la population mondiale dans une dangereuse misère. Si une telle politique satisfait encore les "angoisses de puissance" des européens, elle constitue dans le tiers monde et en Afrique en particulier,  une véritable bombe démographique qui fera exploser tous les systèmes de protection des acquis de l'industrialisation et aussi, des droits de l'homme dans toutes les civilisations.

 

L’accroissement continu du désespoir de la jeunesse africaine, bardée de diplômes mais sans perspective d’emploi est un scandale qui n’émeut malheureusement que trop peu les grandes puissances qui contrôlent l’économie mondiale. Cette jeunesse est exclue dans ce contexte de la moindre contribution dans l’avenir du monde. Elle est en cela cette bombe que dénonce le Secretaire Général de l’U.P.C. Il devient dès lors indispensable de susciter et entretenir le débat et envisager tous les blocages, et toutes les perspectives d'une véritable contribution de toutes les sociétés à la civilisation universelle. Un tel débat n'autorise à personne, surtout pas aux intellectuels, à privilégier quelques égoïsmes personnels, régionaux ou claniques dans leur regard sur l'évolution sociale et politique du Cameroun. Il n'y a aucune peur, aucun intérêt de quelque autorité traditionnelle, élite, groupement d'autochtone, qui puisse justifier le rejet d'un programme salvateur pour la nation camerounaise et les sociétés africaines toutes entières. Chacun est appelé à une meilleure connaissance, une meilleure compréhension des événements et des enjeux, pour accéder à la tolérance et à la construction d'un monde plus humain, plus juste et plus pacifique. Aucun encouragement d'argent, aucune menace, ne doivent détourner de ce noble idéal.

 

C'est sans doute aussi le lieu d'interpeller les peuples des sociétés développés sur l'urgence d'une prise de conscience de la nécessité d'assurer un progrès harmonieux de toute la planète. Car nul ne perd de vue que les volontés généreuses des peuples industrialisés, sont souvent détournés par des hommes politiques plus soucieux de conserver leur pouvoir ou d'y accéder, qu'à tenir compte du progrès durable qui préoccupent réellement leur nation. L'Union des Populations du Cameroun est « pénétré du sens de la solidarité internationale » depuis sa création. Elle se fait le devoir d'interpeller toutes les nations à cette exigence actuelle de la paix et de la sécurité mondiale.

 

Au plan intérieur, des propositions concrètes et actuelles suggérées par le Secrétariat Général sous la houlette d'Augustin Frédéric KODOCK depuis 1992, ont été adoptées par l'Union des Populations du Cameroun. Il s'agit du relèvement économique et de la restauration de la confiance.

LA RESTAURATION DE LA CONFIANCE NATIONALE

 

La démocratisation prise comme « l'ensemble des actions par lesquelles des populations se constituent en une communauté historique en forme de liberté, en peuple indivis de lui-même et distinct des autres, souverain », n'a pu se manifestée jusqu'à présent au Cameroun que dans les discours et projets que R. UM NYOBE n'a malheureusement pas pu imprimer dans la gestion de l'action gouvernementale, faute d'avoir géré le pouvoir. Cette conception de la démocratie du Pr EBOUSSI BOULAGA n'a pas été tolérée par les gouvernants du Cameroun indépendant. Ces derniers , malgré un discours récurrent sur l'unité nationale, ont développé des pratiques exclusives aussi bien dans la gestion des richesses nationales que dans l'organisation même de l'Etat. Les différents pouvoirs législatif et judiciaire ont davantage été des « caisses de résonances » d'un exécutif mal assuré, ignorant les volontés d'émancipation de toutes les populations nationales. L'on a d'abord cru pouvoir asseoir le développement sur le charisme individuel en prônant « le développement auto centré » qui n’avait de signification qu’en termes d’enrichissement d’une élite prétendument représentative des différentes ethnies du pays. Cette politique n’a toujours pas changé avec l'avènement au pouvoir du Président BIYA. Au lieu d'examiner et de débattre en profondeur sur les attentes des populations, l'on a assis le pouvoir sur la distribution des prébendes, le partage des privilèges, générant ainsi la délation, et la corruption qui gangrènent actuellement tout le pays. L'on a ainsi jeté le pays « en proie aux structures mafieuses mis en place par des prébendiers qui contrôlent des pans entiers de l'Etat, organisent la gestion de leurs intérêts de famille et alliées ». Dans ces conditions, et en l'absence d'une opinion publique formée à la réaction organisée, la confiance a disparu au sein du peuple pour laisser place au développement des soupçons interclaniques ou interrégionales porteuses de graves périls pour la cohésion nationale. Aussi, l'Union des Populations du Cameroun entend-elle engager le peuple camerounais à tous efforts tendant à la restauration de la confiance au sein de la nation. Pour réveiller la foi en l'avenir, il y a lieu d'insister sur le rôle de l'institution judiciaire dont l'indépendance et l'objectivité doivent être préservée. D’où l'appel réitéré des résolutions du parti pour un relèvement du traitement des magistrats et d'une grande considération de leur institution par les organes exécutifs. Le réveil de la foi du peuple en son avenir dépend du comportement actuel de l'institution judiciaire qui en fin de compte, est particulièrement appelée à combatte la gangrène injectée dans les structures de l'Etat par les prébendiers.

 

L'on mentionne aussi volontiers parmi les actions qui mèneront à la reprise de la confiance, la revalorisation des ressources humaines disponibles et le relèvement des valeurs morales de référence au sujet desquelles des résolutions entières ont été prises au Congrès du parti des 16-18 septembre 1996 à Makak. Tentant de traduire ces orientations dans les faits, l'UPC a inscrit dans sa profession de foi pour les élections législatives du 17 Mai 1997, "l'accession du Cameroun à un niveau de maturité certain à travers la consolidation du processus démocratique", action qui induit « une participation effective et quotidienne de chaque citoyen à la vie institutionnelle et économique ». Il s'agit là des missions fondamentales de toujours que nous découvrons avec espoir dans le militantisme à l'UPC. Le devoir de ce parti est, comme l'indique le Secrétaire Général Augustin Frédéric KODOCK, « de sauver le pays qu'il a contribué à libérer du joug colonial, de restaurer l'unité de l'Etat, préserver les ressources essentiels du pays pour garantir l'avenir de nos enfants ». Ces actions constituent en l'état le préalable et le meilleur soutien d'une relance économique fondée elle-même sur la libre entreprise et l'organisation du secteur agricole.

 

LA RELANCE DE L'ECONOMIE NATIONALE

 Aucune économie libérale ne peut se construire en dehors d'une réelle confiance dans le système au sein duquel elle s'active. C'est pourquoi la mise en confiance des populations est une exigence fondamentale des politiques. La relance économique devra s'appuyer sur la prise de conscience de la nécessaire participation de chacun à la grande entreprise de production  agricole, artisanale et industrielle de la nation. Pour Augustin Frédéric KODOCK, cette prise de conscience est réelle, mais doit être renforcée et maintenue pour déboucher sur une auto suffisante définitive et une exportation des surplus dégagés par les différentes filières de production. C'est un engagement au travail résultant d'une exploitation et d'une organisation plus rationnelle des ressources humaines disponibles qui destine notre pays à un relèvement économique substantiel. Le secteur agricole doit être privilégié pour contribuer tout aussi substantiellement à combattre la faim dans le monde. Mais la réalisation de ces ambitions s'accorde mal avec les lourdeurs indues d'une gestion approximative des crédits affectés aux projets de développement, ni avec des "orientations mafieuses des décisions" dans les domaines économiques. La rationalisation de la gestion est une responsabilité gouvernementale qui doit impulser la cohérence dans l'ensemble du système économique. En l'absence de cohérence et de rationalité « nous allons gaspiller les énergies et les ressources sans atteindre un résultat concret palpable ».

 

De même, « l'application de la politique de privatisation que nous avons accepté, doit être géré en toute responsabilité ». Le Secrétaire Général de l'UPC craint de voir ainsi se perdre  « les acquis réels de notre patrimoine national ». Cette crainte n'emporte en aucun cas une volonté de fermeture par rapport aux investissements extérieurs. Bien au contraire, leurs apports en capitaux sont souhaités, mais dans le respect des règles de bonne gouvernance qui seules garantissent la valorisation de l’investissement. En outre, l’ouverture aux capitaux extérieurs devra préserver les autres acquis économiques de la nation qui se trouvent dans l’entrepreneurship public. Les investissements extérieurs, ne doivent pas entraînés un plus grand appauvrissement de la majorité des populations. C'est pourquoi, sur proposition d'Augustin Frédéric KODOCK, l'UPC opte volontiers pour la révision de nos rapports avec les bailleurs de fonds dans la mesure où « une meilleure connaissance de l’environnement à l’intérieur de notre pays devrait commander les choix et orienter les négociations avec ces derniers ».

 

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