U . P . C Union des Populations du Cameroun L'AME IMMORTELLE DU PEUPLE CAMEROUNAIS |
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Nom : Um NYOBE Ruben Georges François Naissance en 1913 à Eog Makon près de Boumnyébel Fratrie : deux sœurs 1924 : entre à l’école primaire protestante à Llanga près d’Eséka 1931 reçu au CEPE au centre régional d’Eséka 1933 reçu au concours de l’Ecole Normale des missions protestantes de Foulassi exclu de l’école pour cause de revendication de meilleures conditions d’alimentation. Présente avec succès en candidat libre, l’examen en vue du diplôme de moniteur indigène sanctionnant la fin de la scolarité à l’Ecole Normale. Enseigne dans les écoles de missions protestantes. 1935 : entre dans l’administration comme écrivain interprète stagiaire toujours teneur des registres du secrétariat à la section des Pensions. Juin 1939 :présente avec succès la première partie du baccalauréat. 1943 : il adhère au Cercle d’Etudes sociale animé par les militants syndicaux français. 1945 : est affecté à Ngambè où il sert comme secrétaire à la prison et au tribunal du 1er degré. 1946 : il devient écrivain interprète de 1ère classe. 1947 : affecté à Maroua en qualité de greffier de justice : il est déjà secrétaire général adjoint de l’USCC. Novembre 1947 : il est élu secrétaire général de l’Uscc. A ce titre, il participe au deuxième congrès du RDA à Abidjan lequel l’élira vice-président. 10 Avril 1948 : création de l’Upc. Décembre 1948 : il est élu secrétaire général de l’Upc par le comité directeur sur proposition de Mayoa Beck. Septembre 1952 : congrès de l’Upc à Eseka. Décembre 1954, troisième et dernière intervention devant la quatrième commission du Conseil de Tutelle de l’Onu en compagnie de Kingue Abel pour le compte de la JDC, seule et unique intervention devant la 9ème session. 1955 : Um Nyobe échappe à un attentat. 10 Mai 1955 : il se réfugie à Boumnyébel |
En effet, six mois après l'installation du premier Gouvernement autonome dirigé par André Marie MBIDA, une patrouille des colons repère, grâce à la complicité de certains camerounais, le lieu du Secrétariat Administratif Bureau de Liaisons (S.A.B.L), dirigé par le Camarade Commandant Pierre YEMBACK. La patrouille attaque le lieu, s'empare de plusieurs documents importants du Mouvement en laissant plusieurs morts sur-le-champ. Le Commandant YEMBACK, le chef du TSABL, rescapé, va rejoindre le maquis de MPODOL RUBEN UM NYOBE. Le 7 juin 1958, les troupes coloniales surprennent le Commandant des troupes du Comité National d'Organisation (C.N.O.) et l'abattent. D s'agit du Général Isaac NYOBE PANDJOCK. Le S.A.B.L. attaqué, le C.N.O. paralysé, les maquis se trouvent complètement désorganisés. Les liaisons deviennent difficiles. Trahisons et calomnies se multiplient. Des arrestations arbitraires suivies de tortures et d'assassinats s'intensifient. Tous les maquis sont presque repérés et saccagés. Les nationalistes upécistes sous-maquis mènent alors une vie d'errance, de souffrance et de mort. Une jeune femme nommée Esther NGO MANGUELE, Présidente de la Section UDEFEC de NGOG - MAPUBI est arrêtée et soumise à un interrogatoire de sang et de mort. Forcée de servir de guide aux troupes coloniales pour la déstabilisation du maquis où vit RUBEN UM NYOBE, elle refusa catégoriquement. Le 10 septembre 1958, le maquis de UM NYOBE se trouve en conclave, car la zone, depuis quelques jours est complètement investie par les troupes coloniales. Décision est prise que RUBEN UM NYOBE doit changer de maquis et aller dans celui du Camarade HOP BEA qui avait émis, auparavant, le même vœu. Cette décision, malheureusement ne sera pas, immédiatement appliquée. Et c'est plutôt dans la nuit du 12 au 13 septembre 1958 que conclusion est prise à l'unanimité qu'il faudrait se déplacer aux premières heures de la matinée. Et vers 4 heures du matin, le cortège bouge en direction d'un nouveau maquis : celui du Camarade MBEND Alexandre. La veille, RUBEN UM NYOBE avait pris soin d'envoyer un émissaire, Antoine YEMBEL YEMBEL, pour que les camarades du nouveau maquis préparent les lieux. Ce matin donc du 13 septembre 1958, le cortège comprend RUBEN UM NYOBE et sept autres camarades : Théodore MAYI MATCP, UM NGOS, les militantes POHA et RUTH, le Commandant en chef du Secrétariat Administratif Bureau de Liaisons Pierre YEMBACK et la compagne de MPODOL, Marie NGO NDJOCK qui porte un bébé (fils de UM NYOBE) surnommé LEADER. Le cortège s'arrête au moment où les lueurs de la journée du 13 septembre 1958 se font déjà voir, vers 6 heures du matin car il faut, à l'aide du NGAMBI, observer de quoi sera faite la journée. Résultat : la journée sera bonne, déclare le maître du NGAMBI : Théodore MAYI MA MATIP. RUBEN UM NYOBE et sa compagne ne sont pas du même avis. En analysant leurs songes, ils trouvent plutôt que «dans un avenir très proche, un mauvais sort va les frapper et UM NYOBE prend même le soin de marquer cette conclusion dans son agenda qu'il ne quittait jamais et qu'on retrouvera plus tard. Après un bain chaud et le petit déjeuner, RUBEN UM NYOBE refuse de se reposer sur une natte ; il préfère, assis sur deux pierres superposées, planifier la journée avec ses camarades. Une résolution est prise : le groupe devrait se scinder en trois pour plus de commodité et de discrétion. Mais, il fallait tout d'abord attendre le retour de YEMBEL YEMBEL Antoine qui devrait rassurer la troupe. Pendant ce temps, des coups de feu se mirent à retentir sans cesse, au loin. Que se passe-t-il ? Eh bien, parallèlement, les troupes coloniales françaises sur la bénédiction de AHMADOU AHIDJO devenu Premier Ministre avaient pris la décision d'expédier des hommes de troupe à BOUMYEBEL et d'envahir toutes les forêts ce matin du 13 septembre 1958. Très tôt donc, le village de BOUMYEBEL est investi par les militaires, armés jusqu'aux dents. Quelques hommes, aborigènes des villages voisins, acceptent d'accompagner les troupes barbares du régime néo-colonial dans toutes les forêts en qualité de guides. Les troupes prennent alors la direction du lieu du maquis de RUBEN UM NYOBE à LffiEL LI NGOI et marchent tout en tirant des coups de fusil en l'air. Et c'est l'écho de ces coups de fusil qui parvint aux oreilles de la troupe de MPODOL, RUBEN UM NYOBE au moment où on avait pris la résolution de se scinder en trois groupes après le repas matinal. C'est aussi cet écho, mille fois répété, qui bloquera sur place RUBEN UM NYOBE et toute sa troupe. Et l'attente se fera longue, très longue... Surtout que l'envoyé, Antoine YEMBEL YEMBEL ne se faisait pas encore voir... Les troupes coloniales arrivent enfin vers 10 heures au maquis abandonné vers 4 heures du matin par RUBEN UM NYOBE. Les pataugas que porte MPODOL ont laissé malheureusement, ce matin là, des empreintes. La patrouille s'y repère et se met à suivre soigneusement ces indices. Entre 11h30 -12h, RUBEN UM NYOBE entend, un bruit. D signale immédiatement à son entourage. On constate qu'une personne n'est pas présente et ce, depuis 9h30. C'est, l'homme du NGAMBI : Théodore MAYI MA MAT1F qui avait disparu, non loin du lieu pour un peu se soulager, justifiera-t-il plus tard. Le Commandant Pierre YEM MBACK se lève. UM NYOBE aussi. Mais, trop tard, car à peine la tête de Pierre YEM MBACK est aperçue qu'un coup de feu retentit. Le Commandant en chef du SABL tombe à quelques mètres de RUBEN UM NYOBE qui contourne le rocher et se cache, debout, derrière un tronc d'arbre. Une fusillade meurtrière s'en suit. Le Camarade UM NGOS et les combattantes POHA et RUTH tombent à leur tour. UM NYOBE demande à sa compagne de ramper vers la direction contraire des coups de feu et reste seul debout, derrière le tronc d'arbre. Mais, peine perdue... D est remarqué et identifié du doigt par un guide du nom de Luc MAKON, originaire du village de MAKAL UM NYOBE serre sur sa main droite une mallette qu'il n'abandonnait presque jamais. Un tirailleur Tchadien, des troupes coloniales françaises du nom de Paul ABDOULAYE a vu le geste de Luc MAKON et a aperçu RUBEN UM NYOBE. D arme sa mitraillette et tire. Les coups partent et les balles atteignent le Secrétaire Général de l'UPC RUBEN UM NYOBE, qui propulse sa mallette à trois mètres de lui et s'écroule en disant : « Le Cameroun sera, un jour, libre et indépendant ». Et, après quelques minutes de souffrance, RUBEN UM NYOBE meurt. Son corps est ligoté et porté par les troupes du régime sanguinaire néo-colonial tandis que le corps de Pierre YEM MBACK est traîné à même le sol de la forêt jusqu'au village de BOUMYEBEL. Le corps de RUBEN UM NYOBE sera ensuite acheminé à Eséka où il repose sur une tombe à la paroisse de l'Eglise Presbytérienne. |
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