U . P . C Union des Populations du Cameroun L'AME IMMORTELLE DU PEUPLE CAMEROUNAIS |
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L'Idée de Réunification |
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La
revendication d'unification des secteurs français et britannique du
Cameroun est l'un des aspects du programme de l'UPC qui mérite une
attention spéciale. J'ai examiné dans les chapitres précédents
l'importance pour le nationalisme camerounais de la domination allemande
avant la Première Guerre, et de la division des territoires entre les
alliés, France et Grande-Bretagne, qui suivit leur conquête en 1916. De
même, avons-nous vu comment l'idée d'unification fournit la base des
contacts entre l'UPC et les groupes politiques des Camerouns britanniques.
Pour les Bamiléké, les désavantages de cette panition résidaient
surtout en le fait que la frontière les séparait du peuple des Grassfields,
dans le Cameroun britannique, avec lequel ils avaient des liens étroits
. On peut dire aussi que, d'une manière différente, les Dualas en étaient
affectés car il avait toujours existé une communauté duala de pan et
d'autre des frontières, malgré la partition de 1916. L'UPC prit à son
compte la revendication d'unification dans le but, notamment, d'obtenir le
soutien du Kumsze et du Ngondo. En 1952, L'UPC avait déjà perdu le
soutien de ces deux groupes, mais était encore fondamentalement attachée
à l'idée de l'unification car c'est avant tout la valeur de cette
revendication qui lui avait permis d'obtenir une audience de l'Assemblée
Générale. Au Congrès de l'UPC d'Eséka, le 29 septembre 1952, Um Nyobè
glorifia l'idée d'unification: « Chrétiennement parlant, le monde
entier reconnaît que Dieu a créé un seul Cameroun, c'est là le point
de départ»; «l'unification constituerait un premier pas vers l'indépendance».
On
sait bien que c'est surtout dans l'espoir d'influencer les Nations Unies
que l'UPC insistait tant sur l'idée d'unification, l'idée qu'il y avait
eu une nation et un peuple camerounais avant la partition effectuée par
les Français et les Britanniques en 1916. Mais en tant qu'impératif
politique, cette idée avait plus d'impact sur le peuple et les hommes
politiques camerounais que sur les délégués des Nations Unies, même au
sein de la Quatrième Commission. La première Mission du conseil de
tutelle en 1949 écarta les pétitions de l'UPC et des groupes politiques
du Cameroun britannique en affirmant que l'unification n'était pas un
problème réel dans les deux territoires. La Mission de 1952 fit un
rapport dans le même sens. A chaque fois que Um Nyobè se présentait aux
Nations Unies, la France mettait en avant des délégués camerounais qui
tournaient en dérision l'idée d'unification. Il y avait donc de
multiples obstacles: l'idée de réunification des Camerounais n'emporta
jamais l'adhésion des Nations Unies . Tous les adversaires politiques de
l'UPC s'y opposaient avec véhémence. Les groupements politiques du
Cameroun britannique s'en désintéressèrent à mesure qu'ils réalisaient
leurs buts essentiels qui étaient l'autonomie politique et une plus
grande part dans les ressources nationales du Nigeria. Mais, malgré tout
cela, le peuple camerounais soutenait l'idée avec une telle ferveur que même
l'indépendance lui paraissait inacceptable sans la réunification. Si
aujourd'hui les Camerounais sont unifiés, tout le mérite en revient à
l'UPC qui réussit à imposer à tous les Camerounais, et même à ses
adversaires politiques, cette idée comme un corollaire nécessaire de
l'indépendance du Cameroun. |
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